10 août 2017

Un mandat en gestion appliquée à la police et à la sécurité

Image: courtoisie de Pixabay/CCO

La grande surprise de l'été ? On m'a confié le mandat de gérer le Certificat en gestion appliquée à la police et à la sécurité.

N'ayez crainte, je conserve toujours mes deux autres programmes: communication appliquée et relations publiques

La décision facultaire a été prise d'abord par un souci d'équité par rapport au nombre d'étudiants, de cours à programmer et d'enseignants à embaucher - entre autres - parmi les responsables de programmes.  Je suis passablement à l'aise avec cette décision.

Depuis le départ à la retraite de notre collègue Luc Hébert, c'est la responsable du certificat de criminologie et de celui en victimologie qui avait pris la relève. Ces derniers programmes comptent des centaines d'étudiants et la tâche demeure lourde.

Bien entendu, il y a davantage d'affinités entre la criminologie et la gestion appliquée à la police et à la sécurité qu'avec les relations publiques et la communication. 

Toutefois, et bien que la courbe d'apprentissage reste assez ardue en ce qui me concerne, cela n'est pas insurmontable non plus. C'est surtout en matière de contenus que le défi se pose.

Destiné à l'origine au personnel des corps policiers (tels que des patrouilleurs visant des postes de gestion), le certificat s'est ouvert peu à peu à d'autres types de personnel en sécurité : agents de douane ou de sécurité (transport de devises, aéroport, transport en commun, etc.) et corps de l'armée.

Il faut surtout retenir que ce programme est un des premiers de notre faculté à avoir été développé par le biais d'une approche par compétences. 

Il jouit de liens solides avec l'École nationale de police du Québec, le baccalauréat en sécurité publique de l'UQTR et bien entendu, avec l'École de criminologie de l'Université de Montréal.

Le programme repose sur le concept de sécurité intérieure; c'est à dire l'ensemble des stratégies, tactiques et moyens que les autorités, aussi bien publiques que privées, peuvent mettre en oeuvre pour prévenir les risques, les dangers et les diverses formes de criminalité, et bien sûr, pour s'en protéger.

Ce certificat peut donc faire partie d'un objectif d'avancement professionnel tant dans le milieu de la sécurité privée que dans le domaine policier.

Éventuellement, avec un projet de développement de programme lié au renseignement et à l'enquête, il se pourrait qu'un véritable expert en contenus retrouve les rênes du certificat...

Mais en attendant, on devra tous composer avec la situation et il s'agit sans aucun doute d'un risque calculé... mais faible. 

Je compte bien m'acquitter de cette nouvelle tâche avec rigueur et professionnalisme... et avec les moyens dont je dispose !

Merci de votre lecture !

;-)

Patrice Leroux


26 juin 2017

Congrès de la SCRP 2017 et un prix de reconnaissance

Kelowna City Park Beach - Mai 2017

Le congrès annuel 2017 de la Société canadienne des relations publiques (SCRP) a eu lieu à Kelowna en Colombie-Britannique.


Parmi le programme assez relevé du congrès 2017, voici quelques informations à propos des présentations ayant attiré davantage mon attention.

The New PR Stands for Personal Recommendation de Peter Shankman n'est pas une vue de l'esprit entièrement neuve (voir ici article de PR Week de 2012 !) mais Shankman a su l'adapter à la réalité de 2017 grâce à ses talents de raconteur. 

La transformation de l'espace médiatique fait en sorte que la confiance et la crédibilité se gagnent maintenant directement au travers des actions et comportements des organisations et des individus et non plus à travers l'intermédiaire de spécialistes des communications.

Les spécialistes en question gagneront la confiance et le respect du public à condition que les organisations qu'ils représentent s'engagent véritablement dans une communication ouverte, transparente et honnête. Le modèle classique viré à l'envers... 

Shankman est d'abord et avant tout un spécialiste du service à la clientèle (son site professionnel ici) un concept que trop d'entreprises du Québec (et même du Canada) n'ont pas totalement intégré. 

Malheureusement, plusieurs entreprises américaines semblent avoir aussi délaissé le service à la clientèle au cours des dernières années... Les cas de mauvais service (et de mauvais traitement) foisonnent et se transforment trop souvent en "crise de relations publiques"...

Rappelons aussi que Shankman a fondé le site Help a Reporter Out, acquis par nulle autre que Cision quelques années plus tard... 

Enfin, pour les entrepreneurs, le site Shankminds vaut sans aucun doute la peine d'être visité !


University of Waterloo

J'ai apprécié la présentation de Carleen Carroll et de Dawn Charlton de l'Université de Waterloo, un établissement qui mise beaucoup sur la recherche et l'innovation. 

Au plan de la communication institutionnelle, l'université mise beaucoup sur le storytelling et les médias sociaux. La vidéo y est perçue comme un atout des plus avantageux pour raconter ses histoires.  Si le contenu est "roi" comme on dit, l'engagement en est la "reine"... et le contenu engageant demeure fondamental.

En voici un exemple éloquent:




Quelques faits saillants supplémentaires à l'Université de Waterloo

Une équipe d'étudiants en ingénierie (la seule au Canada) a été choisie pour participer au Hyperloop Pod Competition de SpaceX : le Waterloop.

La diplômée Rupi Kaur s'est rendue en haut de liste (littérature canadienne chez Amazon et au NYT) grâce à son livre de poèmes Milk and Honey.


Mark Ragan

Mark Ragan est un communicateur exceptionnel et un vieux/jeune routier en brand storytelling et content marketing.

Il annonce le plus sérieusement du monde que la brièveté devient une nécessité car le niveau d'attention (chez le commun des mortels) en est rendu à 2,7 secondes ! C'est le temps qu'il faut pour attirer d'abord l'attention.

Le "Brand Journalism" réunit le reportage et l'art de raconter (la partie journalistique) avec les experts et les histoires vécues dans une organisation (la partie branding).

Avec humour, humanité et sérieux, Ragan a expliqué comment rédiger du contenu "utile" qui séduit le lecteur pressé (avec une bonne dose de curation et de contenu original, entre autres).

Parmi quelques exemples amusants de rédaction ou d'approches plus aptes à attirer l'attention, Ragan mentionne ce communiqué de presse traditionnel transformé en cet article plus attirant par le fond et par la forme. C'est cette dernière approche que les organisations doivent préconiser d'abord...

Il y a quelques années aussi, le chanteur/entrepreneur américain Jay Z avait affirmé que l'eau potable était gratuite dans une entrevue accordée au NYT (ici). Il n'en fallait pas moins pour que Denver Water lui réponde avec humour et fermeté... (ici).

Enfin, au plan de la brièveté, comment faire passer le message qu'il ne faut pas jeter à la toilette les médicaments d'ordonnance ? Voici la réponse de Denver Water.

Compétences pour l'avenir

Je ne peux passer sous silence la recherche universitaire faite par Amy Thurlow, Alex Sévigny, Mark Dottori et Alyssa Simon au sujet des compétences, connaissances et habiletés à l'intention des professionnels en relations publiques. Le Global Capabilities Project in Public relations: Canadian Findings jette un regard comparatif (six pays) sur ces dites "capacités" devant mener vers l'adoption d'un cadre universel de références en 2018. 

Pour plus d'information sur cet ambitieux projet, c'est ici.

Si vous voulez le pdf de leur présentation, écrivez-moi un mot...


Intelligence artificielle et robots spécialistes en communication ?

Mon estimé collègue Jean Valin aborde un enjeu que bien du monde craint: la percée imminente de l'intelligence artificielle (IA) en relations publiques. En fait, on y est déjà à bien des égards aux plans de la recherche, de la création de contenu (y compris et surtout en rédaction), de l'évaluation et des flux de travail.

Saviez-vous par exemple que l'IA de Google peut mieux lire sur les lèvres (et décoder la signification) que les humains grâce aux millions d'heures de vidéo et de télé écoutées ?

Citant cet article de Michael Cross, Valin rappelle que les robots n'ont pas besoin d'être parfaits; ils doivent juste être plus efficaces que les humains... 

En fait de nombreux services dits professionnels reposent sur une grande quantité d'informations (de données) mais sur une plus petite quantité de jugement. Plusieurs services professionnels sont peut-être même mieux adaptés à la robotisation que des travaux ménagers ou en manufacture, par exemple.

Quelles seront les implications de tout cela en relations publiques ? Si la collecte de données, leur compréhension (évaluation des sentiments par exemple), leur mise en contexte et leur partage en format intelligible sont possibles, quel rôle peut jouer le praticien ?  

Les enjeux au plan du jugement, de l'intelligence émotive, des valeurs et de l'éthique représentent sans doute des planches de salut pour les professionnelles de demain...

Si vous voulez le pdf de sa présentation, écrivez-moi un mot...


Un Prix fort apprécié

En terminant, je remercie sincèrement la SCRP d'avoir nommé les cinq membres de l'équipe de développement de l'examen Connaissances en relations publiques (CRP) - PRK en anglais - à titre de récipiendaires du Prix de la Lampe emblématique de service 2017.

Mon collègue Colin Babiuk (MacEwan University) et moi avons eu la chance d'être sur place pour recevoir ce prix.


Colin Babiuk, Kim Blanchette (présidente sortante de la SCRP) et moi.
Photo: courtoisie de la Presse canadienne.

Merci de votre lecture !

Patrice Leroux

27 mai 2017

Commerce électronique: prix variables et méga-données

Image courtoisie Pixabay / Geralt CCO
Toutes transactions d'achat (en ligne ET hors ligne) laissent des traces précieuses. Ces traces d'information peuvent conditionner un ensemble de stratégies de prix. Le consommateur en ressort-il toujours gagnant ? C'est moins sûr... 

C'est ce qu'on apprend dans l'article How online shopping makes suckers of us all (Jerry Useem). 

Le "juste prix" peut maintenant être décidé par un ensemble de données et de calculs algorithmiques dont l'historique de navigation, la localisation, les comportements et habitudes d'achats, entre autres.

Est-ce à dire que le prix unique affiché sur bon nombre d'articles (produits et services) serait en voie de disparaître ? C'est déjà le cas en commerce numérique ou électronique (et même dans certaines grandes épiceries selon le quartier où on habite...). Les recommandations de Google par exemple - au plan du prix à payer - dépendent de plusieurs facteurs, en effet... On pourrait en dire de même pour les autres Amazon et Expedia de ce monde aussi...

Le prix fixe apparaît sur une étiquette

Le prix fixe serait apparu vers la moitié du 19e siècle dans les magasins, pour des raisons à la fois pratiques et morales. 

Devoir marchander pour tout était une opération délicate et un "art" que peu de vendeurs possédaient. Le prix fixe ou unique empêchait toute forme de favoritisme (ou d'exploitation) et assurait une uniformité comptable plus facile à gérer. Il facilitait le processus de vente et a même permis l'essor de la publicité, où on pouvait afficher des articles avec leurs prix uniques respectifs.

Le pari était tout de même risqué pour les vendeurs compte tenu que les profits faits avec des consommateurs disposés à payer davantage allaient diminuer. On croit même que cette pratique de prix unique aurait provoqué la création de marques diverses.

Par exemple, l'article rappelle que General Motors, à partir des années 1920, créait la marque Pontiac pour les moins fortunés, la Oldsmobile pour les gens plus à l'aise mais voulant demeurer discrets, la Buick pour les arrivistes et la Cadillac pour les riches voulant se montrer comme tels... Ceci n'est sans doute pas aussi caricatural qu'il n'en a l'air...

L'arrivée des données

L'accès à une énorme quantité de données a permis non seulement une analyse profonde des comportements de consommation (pensons aux cartes de fidélité enregistrant tous les achats) mais aussi des expériences socio-économiques. Ces dernières allaient produire à leur tour des données permettant de prédire combien un consommateur était prêt à payer pour acquérir un produit. 

Les méga-données peuvent-elles discerner correctement une sorte de "discrimination tarifaire parfaite" pour chaque consommateur ?

À ce propos, on s'inquiète déjà des données de crédit dont dispose Google pour prouver l'efficacité de ses campagnes publicitaires

Le Washington Post signale ici les appréhensions de divers groupes d'intérêts liés à la protection de la vie privée... L'accès aux données d'achats par crédit, même hors ligne, suscite en effet plusieurs enjeux délicats comme le rappelle Business Insider ici aussi.

Des économies en commerce électronique ? Pas toujours...

Si la plupart des consommateurs se sont bien rendu compte qu'il y avait des économies à faire en achetant en ligne, d'autres ont vite appris que ce n'était pas toujours le cas (voir ici et ici).

Pour ma part, j'ai fait quelques expériences hors ligne et en ligne.

En ligne, je me suis rapidement rendu compte, en automne 2016 dernier, que de réserver directement auprès du site web de deux hoteliers au Québec m'avait permis d'épargner près de 90 dollars (sur trois nuits), par rapport aux prix que m'offrait Expedia, pour le même séjour.

A contrario, Expedia m'a permis d'épargner plus de 120 dollars pour trois nuits dans un hôtel de la Colombie-Britannique, même après avoir vérifié directement en ligne (et par courriel) avec l'hôtel même... Était-ce parce que j'avais aussi réservé un billet d'avion par le biais d'Expedia ?

Hors ligne, je me suis rendu compte que j'avais épargné près de 50 dollars pour l'achat de deux paillassons dans un magasin Pier Imports par rapport à deux articles très semblables sur le site de Wayfair...

Qu'est-ce à dire ? Qu'il faut sans aucun doute prendre un peu de temps pour comparer les prix entre vendeurs et fournisseurs, en ligne et hors ligne. Peu de gens semblent avoir du temps pour cela...


Vers un capitalisme de surveillance ?

Dans une autre optique mais certainement apparentée, Jonathan Taplin présente une critique virulente des Géants du web (devenus selon lui des "monopoles naturels") qui utilisent notre propre complaisance (traces numériques) pour mieux nous exploiter et vendre nos informations à des tiers... 

Ce qu'on comprend, c'est que les législateurs "antitrusts" américains ont laissé ces géants faire à peu près tout ce qu'ils veulent (industrie de la musique et des médias, entre autres). L'enjeu majeur, aujourd'hui selon Taplin, consiste à les empêcher de devenir encore plus gros...

Dans ce contexte l'immense potentiel du data-mining, des méga-données, de l'internet des objets, de l'IA, etc., pourrait servir à mauvais escient... 

Par exemple, le prix d'une canette de boisson gazeuse, affichée par une machine distributrice pourrait, en théorie, varier à la hausse ou à la baisse selon la température et le porte-feuille du consommateur...

Qu'en pensez-vous ?


Merci de votre lecture !

Patrice Leroux



15 mai 2017

La vérité grâce aux méga données (Big Data) ?

Image courtoisie de Pixabay/Geralt/Café -CC0 1.0

"Les gens mentent mais les données brutes disent la vérité". 

Voilà le titre d'un article de Peter Orszag  à propos du livre de Seth Stephens-Davidowitz : Everbody Lies. Big Data. New Data. And what the Internet can tell us about who we really are. (Ed. Harper-Collins)

Selon Seth Stephens-Davidowitz, un ancien assistant de recherche de Orszag et un ex-"data-scientist" chez Google, les gens mentent beaucoup plus souvent qu'on ne le pense lorsqu'il s'agit de répondre à des sondages, par exemple. 

Cette affirmation (ou cette lecture) vient de l'examen d'une quantité impressionnante de requêtes de recherche faites sur Google où là, précisément, on révèle davantage nos véritables comportements et attitudes.

Par exemple, Stephens-Davidowitz avance que les indécis ne le sont jamais vraiment. Dans une requête qui ressemblerait à cette chaîne de mots-clés: "Trump Clinton Taxes", le vote ira fort probablement en faveur du premier mot-clé...

Les sondeurs avaient aussi prédit que les Américains de race noire porteraient leur choix sur Hillary Clinton  mais les données ont révélé par la suite que bon nombre d'entre eux ne se sont tout simplement pas présentés aux urnes.

Tensions raciales

Au plan des relations raciales, les sondages indiquent généralement que les Américains Blancs ne sont pas particulièrement racistes bien que le racisme semble plus prédominant dans le Sud. 

Pourtant, la recherche numérique révélerait un nombre élevé de requêtes racistes par les Américains et elles ne sont pas davantage confinées au Sud. 

Au contraire, l'auteur révèle que les requêtes racistes les plus nombreuses se trouveraient dans l'État de New York (Upstate), en Ohio et en Pennsylvanie de l'Ouest. 

Le véritable racisme se retrouverait donc plutôt dans un axe est-ouest que nord-sud; les résultats des élections présidentielles américaines confirmeraient cette lecture car Barack Obama (2008 et 2012) n'a pas réussi aussi bien que Donald Trump (2016) dans l'axe est-ouest.

Données sur l'homosexualité

Certaines données statistiques (profils de médias sociaux compris) évoquent que la proportion d'hommes se disant ouvertement gais est deux fois plus importante dans l'État du Rhode-Island que dans l'État du Mississippi. 

Pourtant, Stephens-Davidowitz souligne que les requêtes de mots-clés associés à la pornographie gaie ne varient pas énormément d'un état à l'autre. Qui plus est, ce type de requête n'est que marginalement plus élevé au Rhode-Island qu'au Mississippi. 

Est-ce donc à dire que les données statistiques (et les profils de médias sociaux) retrouvés dans certains États ne reflètent pas la réalité ?

Plus étonnant encore, dans les États où la proportion d'hommes se disant ouvertement gais demeure plus faible, on retrouve apparemment davantage de requêtes posant la question: "mon mari est-il gai" ? 

Cette dernière requête serait la troisième en importance tout de suite après "mon mari est-il infidèle" ? et "mon mari est-il déprimé" ?

Bien entendu, si on peut faire dire bien des choses avec des statistiques et des sondages (voir #tousFactsCheckeurs), on pourrait en dire de même avec les requêtes de recherche dans Google. 

Quoi qu'il en soit, l'auteur américain avance que les recherches dans Google demeurent l'ensemble de données (dataset) le plus important jamais colligé du psyché humain.

Malgré certaines limites, les méga données (Big Data) seraient en mesure de résoudre certains problèmes ou approches méthodologiques de la recherche quantitative (et peut-être même qualitative) en sciences sociales.

Qu'en pensez-vous ?

Merci de votre lecture !

Patrice Leroux

27 mars 2017

Transformer l'Université de Montréal


Source: Université de Montréal

Construire l'UdeM du 21e siècle est un plan audacieux présenté par le recteur Guy Breton et son équipe de direction en mars 2017.

Ce plan vise à rendre notre université plus collaborative en misant sur l'interconnexion des savoirs et sur l'innovation, entre autres.

C'est à travers ces trois grandes intentions que l'établissement pourra accomplir l'actualisation de son programme académique, se distinguer des autres grandes universités et accroître son impact sur la société.

Pour y arriver, l'Université de Montréal propose cinq grands engagements:

1- Une signature UdeM par la constitution d'un référentiel de compétences aux trois cycles d'études, par des activités de formation interdisciplinaires dont des parcours thématiques dans les programmes. 

L'enrichissement de l'expérience étudiante par une ouverture sur la communauté et par une exposition au contexte international semblent des voies très prometteuses.


2- Laboratoire d'innovation. Ce concept vise à développer des thématiques transversales pour mette à contribution la recherche et l'enseignement dans le but de trouver des solutions aux problèmes mondiaux. Un exemple ? Développer des savoir-faire en développement durable. Bien entendu, le campus MIL fait partie de cet engagement.


3- Gouvernance et interactivité organisationnelle dynamiques. Mutualiser les ressources et stimuler la collaboration entre plusieurs facultés de médecine et de sciences permettrait certes de mettre en oeuvre un Pôle des sciences de la santé.  Mais on peut aussi penser à des arrimages entre des programmes de sciences humaines et sociales qui favoriseront une culture de collaboration dynamique permettant une vision entière d'un problème et sa résolution.


4- Relations durables avec les diplômés. Maintenir un lien continu avec ses diplômés en les impliquant dans les différentes sphères d'activité de l'UdeM demeure une proposition bidirectionnelle gagnante. Au-delà du don philanthropique, il y a bien des façons de stimuler la participation des diplômés, telle que celle d'encourager le partage d'expérience à travers un programme de mentorat.


5-Milieu de vie engageant et stimulant. Tous les environnements (physiques, sociaux et numériques) sont appelés à se transformer dans le but de créer un milieu de vie inspirant et ainsi favoriser la collaboration et l'innovation. Notre pavillon principal (Roger-Gaudry) pourra offrir de nouveaux lieux telles que des salles pour les activités d'apprentissage en équipe, entre autres.

L'ensemble de cette vision proposée par le recteur et son équipe me semble non seulement cohérente mais tout à fait emballante. 

Bien entendu, il y aura toujours des gens pour critiquer et semer le doute; c'est le propre d'une université après tout. Le changement suscite toujours des craintes. Mais l'université peut et doit se transformer et ce, sans devoir dénaturer sa raison-d'être fondamentale: faire de nous tous de meilleurs êtres humains, peu importe notre champ d'activité.

J'invite toutes les parties prenantes intéressées par la transformation de l'Université de Montréal à suivre sa prochaine grande évolution.






Merci de votre lecture !

Patrice Leroux

22 février 2017

Une mort canine...avec dignité

Brandy (2000-2017)

Nous avons pris la douloureuse décision de dire finalement adieu au chien de la famille. Car de la famille, Brandy en faisait bel et bien partie. 

Dix-sept ans ! C'est pas mal... Il s'en passe des choses durant ce temps. Témoin des vicissitudes de la vie humaine, notre chien nous a procuré tantôt de la joie, tantôt du réconfort, et la plupart du temps, un grand bonheur d'être simplement à nos côtés.

Malheureusement, le vétérinaire lui avait diagnostiqué une forme de démence il y a un peu moins de deux ans. La vie n'était plus la même; les repères n'étaient plus là et elle se blessait, bien malgré elle. La situation devenait intenable, pour elle et pour nous.
...

Elle est partie tout doucement, en paix, chez elle, dans son propre petit lit douillet, entourée des membres de sa famille qui l'avaient nourrie, cajolée, élevée, adorée.

Le départ s'est fait en trois étapes, chacune bien expliquée par le vétérinaire.

Une première étape/piqûre calmante où on semblait avoir retrouvé, l'espace d'un moment, notre compagnon d'autrefois. C'est lors de cette étape que nous l'avons beaucoup caressé, embrassé et remercié.

La deuxième étape consistait à la déplacer vers son petit lit pour recevoir la piqûre endormante. Ici aussi, l'émotion était très forte, presque autant que nos larmes qui coulaient sur ses poils encore luisants et doux.

Le vétérinaire nous a proposé par la suite de nous retirer pour la dernière étape, celle de la piqûre létale. 

Nous sommes restés avec elle jusqu'à ce que son petit coeur ne batte plus. 

C'est ainsi qu'elle nous a quittés, tranquillement, sans aucune souffrance et en toute dignité.


Adieu mon Brandy. Merci pour tout ! 




Patrice

12 janvier 2017

Internet et relations publiques (Hiver 2017)


Le plan du cours REP2400 Internet et relations publiques (Hiver 2017) est modifié par rapport à celui de l'hiver dernier.

Puisqu'un examen intra est ajouté, il n'y a plus d'essai personnel ni de rapport de curation. Oui, la charge de travail est moins lourde pour les étudiants mais également pour le correcteur... Par contre, la création d'un blogue et la rédaction d'un billet hebdomadaire demeurent.

Une nouvelle séance portant sur l'utilisation des médias sociaux par les gouvernements et les services publics est offerte. Le cours sur la mesure s'intègre dorénavant à celui sur l'écoute, sur la veille et sur la planification.

Le livre obligatoire du trimestre d'hiver 2016 est retiré au profit d'une liste de lectures d'appoint (entièrement tirées du web). Voir plus bas pour obtenir la liste de lectures

Lien vers le plan de cours déposé dans SlideShare:



Lien vers la liste de lectures:



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Patrice Leroux


 
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